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Alliance Kurdes & troupes d’assad

mercredi 16 octobre 2019, par Talus

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Haaretz  Reuters  Associated press

 

Assad Forces, Now Allied With Kurds, Push Into Northeastern Syria as Turkey Vows to Press On

 

Sarcloret Les Kurdes

Perret La petite Kurde

Assad Forces, Now Allied With Kurds, Push Into Northeastern Syria as Turkey Vows to Press On

 

Syrian government troops enter former ISIS stronghold, while Erdogan, brushing off European sanctions threats, signals imminent assault on Manbij, setting the stage for direct clashes with Syrian, Kurdish forces

Reuters and The Associated Press Oct 14, 2019 1:31 PM

 

Les forces d'assad, maintenant alliées aux Kurdes, s'enfoncent dans le nord-est de la Syrie alors que la turquie continue à s'engager

Les troupes gouvernementales syriennes pénètrent dans l'ancien bastion de l’État islamique, tandis que erdogan, repoussant les menaces de sanctions européennes, signalait un assaut imminent sur Manbij, ouvrant la voie à des affrontements directs avec les forces syriennes et kurdes

Reuters et l'Associated Press le 14 octobre 2019 13:31

 

Les habitants accueillent les forces du régime syrien

Locals welcome Syrian regime forces as they arrive at the western entrance of the town of Tel Tamer in the countryside of Syria's northeastern Hasakeh province, October 14, 2019. Credit : Delil Souleiman/AFP

Les habitants accueillent les forces du régime syrien à leur arrivée à l'entrée ouest de la ville de Tel Tamer, dans la campagne de la province de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 14 octobre 2019. Photo : Delil Souleiman/AFP

 

Syria’s troops have entered northeastern towns and villages, Syrian state media said on Monday, after Washington announced it was abruptly pulling out its forces, and its former Kurdish allies reached a deal with Damascus to help resist a Turkish attack.

 

The abrupt U.S. withdrawal from the eight-year Syrian war, and the potential return of the Syrian army to the Kurdish-controlled northeast, are major victories for Syrian President Bashar al-Assad and his allies Russia and Iran.

 

The U.S. announced on Sunday it would swiftly withdraw its remaining 1,000 troops from northeast Syria, just four days after Turkey launched its cross-border offensive with a green light from President Donald Trump.

 

The Turkish assault has prompted widespread criticism and alarm that it could allow Islamic State fighters in Syria to escape their Kurdish-run prisons and regroup.

 

Trump decided a week ago to move U.S. troops out of the way of the Turkish assault, an act denounced as a stab in the back by the Kurds, thousands of whom died fighting against Islamic State in partnership with Washington since 2014.

 

 

The Kurds announced on Sunday they were pursuing a new pact instead with Washington’s foes, Assad and his Russian backers. Meanwhile, the United States said it was pulling its troops out of Syria altogether.

 

Ankara says its operation aims to neutralize the Kurdish YPG militia, the main element of the Syrian Democratic Forces (SDF), which was the key U.S. partner in dismantling the jihadist “caliphate” set up by Islamic State militants in Syria.

 

Ankara views the YPG as a terrorist group because of its links to guerrillas waging an insurgency in southeast Turkey.

 

Les troupes syriennes sont entrées dans des villes et villages du nord-est du pays, ont annoncé lundi les médias syriens, après que Washington eut annoncé le retrait brutal de ses forces, et que ses anciens alliés kurdes aient conclu un accord avec Damas pour les aider à résister à une attaque turque.

 

Le retrait brutal des états-unis de la guerre syrienne qui dure depuis huit ans et le retour possible de l'armée syrienne dans le nord-est contrôlé par les Kurdes sont d'importantes victoires pour le président syrien bashar al-assad et ses alliés, la Russie et l'Iran.

 

Les états-unis ont annoncé dimanche qu'ils retireraient rapidement leurs 1 000 soldats restants du nord-est de la Syrie, quatre jours seulement après le lancement de l'offensive transfrontalière de la turquie avec le feu vert du président donald trump.

 

L’agression turque a suscité de nombreuses critiques et inquiétudes quant à la possibilité pour les combattants de l’État islamique en Syrie d’échapper à leurs prisons gérées par les Kurdes et de se regrouper.

 

trump a décidé il y a une semaine de déplacer les troupes étasuniennes hors de l'assaut turc, un acte qualifié de coup de poignard dans le dos par les Kurdes, dont des milliers sont morts en combattant contre l'État islamique en partenariat avec Washington depuis 2014.

 

Les Kurdes ont annoncé dimanche qu’ils négociaient une nouvelle alliance avec les ennemis de Washington, assad et ses soutiens russes. Dans le même temps, les états-unis ont déclaré qu'ils retiraient complètement leurs troupes de Syrie.

 

Ankara a déclaré que son opération visait à neutraliser la milice kurde du YPG, principal élément des Forces démocratiques syriennes (SDF), principal partenaire étasunien dans le démantèlement du "califat" djihadiste mis en place par les militants de l'État islamique en Syrie.

 

Ankara considère les YPG comme un groupe terroriste en raison de ses liens avec les guérillas qui mènent une insurrection dans le sud-est de la turquie.

 

 

Troupes turques et les rebelles syriens soutenus par la turquie

Turkish troops and Turkish-backed Syrian rebels gather outside the border town of Ras al-Ain. October 12, 2019.Nazeer Al-khatib/AFP

Les troupes turques et les rebelles syriens soutenus par la turquie se rassemblent à l'extérieur de la ville frontalière de Ras al-Ain. 12 octobre 2019.Nazeer Al-khatib / AFP

Two U.S. officials told Reuters the bulk of the U.S. pullout could be completed within days.

U.S. Defense Secretary Mike Esper indicated on Sunday that one factor behind the pullout was that the SDF aimed to strike a deal with Russia and Syria to counter the Turkish offensive. Hours later, the Kurdish-led administration said it had made such a deal for the Syrian army to deploy along the Turkish border to repel Ankara’s incursion.

 

Syrian state media said on Monday that Syrian troops entered Tel Tamer, a town on the strategically important M4 highway that runs east to west along the border with Turkey.

SANA said government forces would “confront the Turkish aggression,” without giving further details. Photos posted by SANA showed several vehicles and a small number of troops.

 

 

Deux responsables étasuniens ont déclaré à Reuters que le gros du retrait étasunien pourrait être achevé en quelques jours.

Le secrétaire étasunien à la Défense, Mike Esper, a indiqué dimanche que l'un des facteurs à l'origine du retrait était que le FDS avait pour objectif de conclure un accord avec la Russie et la Syrie pour contrer l'offensive turque. Quelques heures plus tard, l’administration dirigée par les Kurdes a annoncé avoir conclu un tel accord pour que l’armée syrienne se déploie le long de la frontière turque pour repousser l’incursion d’Ankara.

Les médias syriens ont annoncé lundi que les troupes syriennes étaient entrées dans Tel Tamer, une ville située sur la très importante autoroute M4 axée d'est en ouest le long de la frontière avec la turquie.

SANA (Agence arabe syrienne d’informations) a déclaré que les forces gouvernementales "affronteraient l'agression turque" sans donner plus de détails. Les photos postées par SANA montraient plusieurs véhicules et un petit nombre de soldats.

 

Contrôle des zones en Syrie

 

Areas of control in Syria. Reuters

Contrôle des zones en Syrie. d’après Reuters

 

Tel Tamer is a predominantly Assyrian Christian town that was once held by ISIS before it was retaken by Kurdish-led forces. Many Syrian Christians, who make up about 10 percent of Syria’s pre-war population of 23 million, left for Europe over the past 20 years, with the flight gathering speed since the country’s conflict began in March 2011.

 

Later on Monday, SANA reported government forces have entered the northern town of Tabqa and its air base that carries the same name, as well as several other villages on the southern parts of Raqqa province, previously an ISIS stronghold.

 

Tabqa is on the road to the city of Raqqa, which was ISIS’ de facto capital, until it lost both in 2017.

 

'Preliminary' agreement

A top Syrian Kurdish official said a “preliminary military” deal with Damascus had been reached for government forces to enter border areas from the town of Manbij in the west to Derik, 400 km (250 miles) away in the northeast.

Badran Jia Kurd said the deal is limited to the army’s deployment along the border and the two sides will discuss political issues later. The Kurds have set up an autonomous administration in territory they control, while Assad aims to impose the rule of his government across all Syrian territory.

 

The army deployment would help the SDF in countering the Turkish offensive and “liberating the areas that the Turkish army and mercenaries had entered,” it added, referring to Turkey-backed Syrian rebels. It would allow the recapture of other Syrian cities captured by the Turkish army such as Afrin.

 

 

Tel Tamer est une ville chrétienne à prédominance assyrienne qui était autrefois sous le contrôle de l'état islamique avant d'être reprise par les forces dirigées par les Kurdes. De nombreux chrétiens syriens, qui représentaient environ 10% des 23 millions d’habitants d’avant la guerre en Syrie, sont partis en Europe au cours des 20 dernières années, la fuite s’étant accélérée depuis le début du conflit en mars 2011.

 

Plus tard dans la journée de lundi, SANA a annoncé que les forces gouvernementales étaient entrées dans la ville de Tabqa, dans le nord du pays, et dans sa base aérienne portant le même nom, ainsi que dans plusieurs autres villages situés dans le sud de la province de Raqqa, ancien bastion de l'état islamique.

Tabqa se trouve sur la route menant à la ville de Raqqa, qui était la capitale de facto de l’état islamique, jusqu’à sa chute en 2017.

Accord " préalable "

Un haut responsable kurde syrien a déclaré qu'un accord "militaire préliminaire" avec Damas avait été conclu pour permettre aux forces gouvernementales d'entrer dans les zones frontalières allant de la ville de Manbij à l'ouest à Derik, à 400 km au nord-est.

Badran Jia Kurd (haut responsable Kurde) a déclaré que l'accord se limitait au déploiement de l'armée le long de la frontière et les deux parties discuteront de questions politiques plus tard. Les Kurdes ont mis en place une administration autonome sur le territoire qu'ils contrôlent, tandis qu'assad a pour objectif d'imposer de son gouvernement sur l'ensemble du territoire syrien.

Le déploiement de l'armée devrait aider les FDS (Forces démocratiques syriennes kurdes, NdTalus) à contrer l'offensive turque et à " libérer les zones dans lesquelles l'armée et les mercenaires turcs sont entrés ", a-t-il ajouté, faisant référence aux rebelles syriens soutenus par la turquie. Cela permettrait la reprise d'autres villes syriennes occupées par l'armée turque, comme Afrin.

 

Communautés kurdes

 

Kurdish communities in Syria, 2019. Reuters

Communautés kurdes en Syrie (& autour, NdTalus), 2019. Reuters

 

While the U.S. withdrawal moves American troops out of the line of fire, the return of Syrian soldiers to the border with Turkey opens up the possibility of a wider conflict should the Syrian army come in direct confrontation with Turkish forces.

 

Turkey says it aims to form a “safe zone” in Syria to settle many of the 3.6 million Syrian refugees it is hosting. President Recep Tayyip Erdogan said on Sunday that the operation would extend from Kobani in the west to Hasaka in the east, and go some 30 km (20 miles) into Syrian territory, with the town of Ras al-Ain now in Turkish control.

 

Erdogan signaled on Monday that Turkish troops and their Syrian opposition allies are ready to launch an assault on the Syrian-Kurdish held city of Manbij. “We are about to implement our decision on Manbij,” he told reporters.

 

 

Tandis que le retrait étasunien éloigne les troupes étasuniennes de la première ligne, le retour des soldats syriens à la frontière avec la turquie ouvre la possibilité d’un conflit plus vaste si l’armée syrienne devait affronter directement les forces turques.

 

La turquie a déclaré vouloir créer une «zone de sécurité» en Syrie pour installer un grand nombre des 3,6 millions de réfugiés syriens qu’elle accueille. Le président recep tayyip erdogan a déclaré dimanche que l'opération s'étendrait de Kobani à l'ouest à Hasaka à l'est, et s'étendrait sur environ 30 km du territoire syrien, la ville de Ras al-Ain étant désormais sous contrôle turc.

 

erdogan a annoncé lundi que les troupes turques et leurs alliées de l'opposition syrienne étaient prêtes à lancer un assaut sur la ville de Manbij, contrôlée par les Kurdes et les Syriens. " Nous sommes sur le point de mettre en œuvre notre décision sur Manbij ", a-t-il déclaré à la presse.

 

erdogan s'adresse aux médias

 

Recep Tayyip Erdogan speaks to the media before traveling to Azerbaijan, in Istanbul, October 14, 2019.Presidential Press Service/Pool via AP

recep tayyip erdogan s'adresse aux médias avant de se rendre en Azerbaïdjan, à Istanbul, le 14 octobre 2019. Service de presse présidentielle / Pool via AP

 

 

He added that Turkey’s aim would be to return the city to Arab populations whom he said where its rightful owners.

 

Earlier, Turkish television reports said Turkey’s forces were preparing for an operation on Manbij and were positioned at the city’s edge.

Turkey also said it seized part of a key highway some 30-35 km into northern Syria. An SDF official said clashes were going on along the road.

 

 

Sanctions threat

Turkey’s European allies have also criticized the incursion, warning of potential sanctions. Erdogan says that Turkey will “open the gates” to Europe for Syrian refugees if the European Union does not back the offensive.

Turkish armed forces continued sporadic cross-border bombardment overnight, residents on the Turkish side said. A Reuters cameraman in the town of Suruc reported occasional howitzer fire.

 

The fighting has sparked Western concerns that the SDF, holding large swathes of northern Syria previously controlled by Islamic State, would be unable to keep thousands of jihadists in jail and tens of thousands of their family members in camps.

 

The region’s Kurdish-led administration said 785 Islamic State-affiliated foreigners escaped a camp at Ain Issa. The British-based war monitor Syrian Observatory for Human Rights, citing sources in the camp, said around 100 people had escaped.

 

 

Il a ajouté que l’objectif de la turquie serait de restituer la ville aux populations arabes qu’il a désignées comme ses propriétaires légitimes.

 

Un peu plus tôt, la télévision turque a annoncé que les forces turques se préparaient à une opération sur Manbij et étaient positionnées en limite de la ville.

La turquie a également déclaré avoir saisi une partie d'une autoroute clé située à 30-35 km de la frontière nord de la Syrie. Un responsable des FDS a déclaré que des affrontements se déroulaient le long de la route.

 

Menace de sanctions

Les alliés européens de la turquie ont également critiqué cette incursion, avertissant ainsi d'éventuelles sanctions. erdogan a déclaré que la turquie "ouvrirait les portes" à l'Europe pour les réfugiés syriens si l'union européenne ne soutenait pas l'offensive.

Les forces armées turques ont poursuivi pendant la nuit des bombardements sporadiques transfrontaliers, ont déclaré des habitants du côté turc. Un caméraman de Reuters dans la ville de Suruc a signalé des tirs d’obus sporadiques.

 

Les combats ont suscité des inquiétudes occidentales selon lesquelles les FDS, qui occupaient de larges étendues du nord de la Syrie et qui étaient auparavant sous le contrôle de l'État islamique, seraient incapables de garder des milliers de djihadistes en prison et des dizaines de milliers de membres de leurs familles dans des camps.

 

L’administration dirigée par les Kurdes de la région a annoncé que 785 étrangers affiliés à l’état islamique avaient fui un camp situé à Ain Issa. L’observatoire syrien des droits de l’homme basé en Grande-Bretagne, citant des sources proches du camp, a déclaré qu’une centaine de personnes s'étaient échappées.

 

Manifestation de soutien à Marseille pour les militants kurdes en Syrie

 

People take part in a demonstration in Marseille, France to support Kurdish militants in Syria, October 12, 2019.Boris Horvat/AFP

Manifestation de soutien à Marseille pour les militants kurdes en Syrie, le 12 octobre 2019. Boris Horvat / AFP

 

Erdogan dismissed the reports and told the state-run Anadolu news agency that accounts of escapes by Islamic State prisoners were “disinformation” aimed at provoking the West.

Trump has placed the onus on the Kurds and Turkey to restrain the Islamic State fighters and blamed European nations for not taking back their own citizens.

 

Turkey has said it would take responsibility for Islamic State fighters that fall within the “safe zone” it aims to form, but would not be accountable for those outside it.

 

 

erdogan a contredit ces informations et a déclaré à l'agence de presse officielle Anadolu que les récits d'évasions par des prisonniers appartenant à l'État islamique étaient une "désinformation" visant à provoquer l'Occident.

trump a imposé aux Kurdes et à la turquie la tâche de retenir les combattants de l'état islamique et a reproché aux nations européennes de ne pas avoir rapatrié leurs propres citoyens.

 

La turquie a déclaré qu'elle assumerait la responsabilité des combattants de l'état islamique qui relèvent de la " zone de sécurité " qu'elle vise à former, mais qu'elle ne serait pas tenue responsable de ceux qui se trouvent en dehors de celui-ci.

 

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